Le prix Nobel de Médecine 2012 a été décerné lundi à Stockholm à un Japonais et à un Britannique grâce à leurs travaux sur la réversibilité des cellules souches, qui permet de créer tous types de tissus du corps humain.Le biologiste John Gurdon, 46 ans, et le médecin et chercheur Shinya Yamanaka, 50 ans, ont obtenu le prix grâce à leurs recherches sur la reprogrammation nucléaire, une technique qui permet de transformer des cellules adultes spécialisées en cellules souches non spécialisées.
Grâce à leurs avancées, ces cellules remplacent avantageusement les cellules souches embryonnaires, qui posent des problèmes éthiques.
Pour ces travaux M. Yamanaka “ne mérite pas qu’un prix Nobel de Médecine, mais aussi un prix Nobel d’Ethique”, a estimé un professeur d’éthique de l’université d’Oxford, Julian Savulescu.
Le choix du comité Nobel a été salué par le “père” de la brebis clonée Dolly, le Britannique Ian Wilmut, qui a souligné un “travail important et innovant”.
Les deux généticiens étaient désignés dans la presse comme les grands favoris.
Le comité Nobel a indiqué les avoir récompensés pour avoir découvert que “les cellules adultes peuvent être reprogrammées pour devenir pluripotentes”, donc dotées de la capacité de se différencier en plusieurs types de cellules.
“Leurs découvertes ont révolutionné notre compréhension sur la manière dont les cellules et les organismes se développent”, a indiqué le comité Nobel.
En 1962, M. Gurdon avait réalisé une percée en découvrant, à même pas 30 ans et alors que son colauréat M. Yamanaka n’était pas né, que la spécialisation des cellules était réversible. Il travaillait alors sur des tétards et des grenouilles.
“Les manuels ont alors été récrits et de nouveaux champs de recherche établis”, a rappelé le jury.
“Shinya Yamanaka découvrit plus de 40 ans plus tard, en 2006, comment des cellules souches adultes intactes chez les souris pouvaient être reprogrammées pour devenir des cellules souches immatures”, a expliqué le comité Nobel.
Ses travaux ont permis de programmer des cellules différenciées adultes pour qu’elles redeviennent polyvalentes, ouvrant un potentiel infini en thérapie cellulaire.
Elles permettent non seulement d’avoir une source de cellules souches moins problématique que les embryons, mais éliminent également le risque de rejet. Il reste toutefois encore du chemin à parcourir avant de s’assurer de leur totale innocuité: l’un des risques est celui d’une prolifération cellulaire anarchique.
M. Gurdon travaille à l’université de Cambridge depuis 1972. L’anecdote veut qu’un de ses professeurs de biologie l’ait jugé inapte pour cette discipline.
“Il est particulièrement plaisant de voir comment une recherche purement fondamentale, destinée à l’origine à tester l’identité génétique de différentes types de cellule dans le corps, s’est révélée avoir des perspectives claires dans la santé humaine”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Cambridge.
M. Yamanaka, d’abord chirurgien orthopédique, ne se tourna que dans un second temps vers la recherche, et travaille aujourd’hui à l’université de Kyoto. Il est également affilié à l’institut Gladstone, un établissement de recherche de San Francisco (Etats-Unis).
“Je pensais au fond de mon coeur que sans le soutien de mon pays, je ne pourrais pas obtenir ce prix merveilleux. Je sens véritablement que le pays, le Japon, a gagné la récompense”, a-t-il estimé.

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